Thème 2 : Des gestes de simple humanité – Évangile et méditation

Rappel : pour chaque thème, on vous propose :
- Un passage d’Évangile et une méditation proposée par l’un des groupes de partage de la Parole de personnes précaires
- Un témoignage
- Une invitation à une journée « Portes ouvertes » pour découvrir une réalité et des informations pratiques sur les autres visites proposées dans la crédenciale
Thème 2 : DES GESTES DE SIMPLE HUMANITÉ
Évangile et méditation
Évangile de St Luc 10,29-37
29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
37 Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Commentaire :
Si l’exigence du « devoir d’assistance à personne en danger » a été inspirée par l’évangile selon St Luc (10,29-37), c’est bien parce que l’exemple de ce Samaritain inconnu, qui a su se faire proche de l’homme blessé sur le bord du chemin, a touché les consciences de nombreuses générations.
La Diaconie dans le Var s’inscrit dans cette longue tradition de la miséricorde que porte l’Église, où les gestes de simple humanité (accueillir, nourrir, soigner, loger, visiter, vêtir, ensevelir) ont à voir avec une forme de conjugaison sociale et spirituelle qui est le présupposé indispensable de tout projet fraternel.
Le Samaritain de l’évangile selon St Luc est un vrai pédagogue pour tous les chrétiens, qu’il s’agisse de l’action locale ou de l’action internationale. Il sait rester attentif aux détresses imprévues rencontrées sur son chemin ; il prend les mesures qui s’imposent en posant des actes concrets, efficaces et bien adaptés à la situation; il sait se faire proche en donnant de son temps, de sa personne et de son argent mais, plus encore, il sait garder une qualité de la relation en ne devenant pas tout pour l’autre. Il passe le relais, confie celui qu’il a rencontré à plus compétent que lui, à un aubergiste.
Ce passage de relais, il l’effectue avec qualité : il promet de repasser, pour maintenir le lien et assumer les frais. Comme dirait St Vincent de Paul en commentant ce texte : »Il est passé d’un amour affectif à un amour effectif ». C’est l’Espérance en acte.
Méditation proposée par un groupe de partage de la Parole de personnes en situation de précarité :
Méditation proposée par les membres du groupe d’échange de la Parole de la Fraternité Saint Laurent de l’eco hameau solidaire Saint François de Draguignan. L’Espérance en acte qu’illustre l’évangile du Samaritain nous rappelle l’importance du lien avec les plus défavorisés, les personnes isolées et mises de côté par la société. Comme le Samaritain, soyons attentifs aux détresses des personnes rencontrées sur notre chemin, posons des actes concrets pour entrer en relation avec ceux qui ont besoin. Par des gestes de simple humanité, passons à un amour effectif qui apporte la confiance et l’Espérance.
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Et qui est mon prochain ?
- Nous tous, des gens qui sont proches, une histoire de distance de proximité (géographique ou affective).
- Mes parents, ceux qui sont sur notre route et qu’on n’a pas choisi.
- Chaque matin je demande au Seigneur de bénir les personnes qu’on a mis sur mon chemin.
- Chaque fois que je me mets en contact avec quelqu’un je les considère comme mon prochain mais aussi ceux que je ne connais pas, moi c’est les gens de la terre entière, on n’est tous pareil. Mon prochain je voudrai que tout le monde s’aime.
- Moi c’est tous les gens qui font plaisir à voir, que je rencontre au jardin…. Je pense à Jésus.
Le prochain c’est aussi mes ennemis.
- Un samaritain c’est quand tu vois quelqu’un tu t’arrêtes, tu regardes comment il va et s’il va très mal et que tu appelles les pompiers, tu appelles quelqu’un d’autre.
- Le samaritain il ne se parle pas normalement or il s’arrête c’est donc lui le proche.
- Dès fois je suis samaritain, tout à l’heure j’ai enlevé les assiettes, j’ai fait le samaritain.
- Le samaritain c’est quelqu’un de gentil.
- La personne à laquelle on va s’attendre le moins c’est elle qui va nous prêter secours : l’habit ne fait pas le moine.
Les deux premiers, le prêtre et le lévite sont prisonniers de leur rôle, Jésus veut nous montrer qu’il ne faut pas qu’on soit ligoté par des préceptes, des préjugés. Le samaritain il y va de tout son cœur !
Qu’est-ce que la compassion ?
- La compassion c’est que Dieu pose ses entrailles pour nous accueillir dedans.
- Faut que y ai des gens qui aident Dieu. Quand je suis arrivée au hameau, y a des gens qui étaient là pour m’aider.
- Y a une sorte d’hypocrisie, c’est par ce qu’il est à moitié mort qu’il s’approche.
- Cet homme-là est au-delà de toute parole, c’est le sacrement de la présence.
- La compassion fait partie de moi mais on la refuse. Tant qu’on refuse la compassion je pense que c’est difficile d’être proche les uns des autres, car on est trop centré sur soi. Puis ça devient une seconde nature, la compassion nous rend humain.
Agir comme le bon samaritain :
- Aller au bout quand on fait quelque chose comme le samaritain qui confie l’homme à l’aubergiste.
- Prendre soin des autres même ce qu’on ne peut pas faire dans l’immédiat.
- Il agit comme un frère, comme un Père.
- Où j’habite, on ne me disait pas bonjour parce que j’étais différents. Mais moi j’ai continué à leur dire bonjour et à force à force, je les ai convaincus. Maintenant quand je dis bonjour, ils me répondent bonjour.
- Laisser pour mort, il ne s’est pas pris seulement un taquet, il est dans un sale état, il a donc besoin de plus qu’un verre d’eau. Après Grâce à Dieu il a les moyens parce qu’il sort des sous. S’il n’avait pas eu les moyens qu’aurait-il fait ? Il aurait fait un coup de téléphone …
Son geste : Un geste plein d’humanité qui soit accompli.
- Être responsable : à partir de quelqu’un on devient un peu responsable de lui comme le petit prince et sa rose. C’est le contraire de Caïn qui dit qu’il n’est pas responsable de son frère. Là c’est l’inverse, ça va loin.
- N’importe quelle religion, c’est toujours un frère.
- Il devait faire confiance à l’aubergiste sinon il ne l’aurait pas laissé.
- On aurait envie de se dire « il est à moi » or il passe la main. Il ne possède pas l’autre, faut le laisser être lui-même.
Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ?
- Y a des personnes qui se raidissent car l’ambiance aujourd’hui est à la méfiance.
- Cet homme qui s’arrête c’est un imprévu.
- Moi je crois t’as un cœur, t’as un cœur mais tu fais avec ce que tu as.
- Laisser pour mort, humainement parlant faut avoir le cœur accrocher, la mort à l’heure actuelle fait peur donc parfois on peut pas s’approcher, Faut pas juger les deux premiers.
- Les gens qui sont : fait ce que je te dis mais pas ce que je fais, ça me pousse au péché.
Le docteur de la loi répond « celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
- Il emploi le mot pitié et pas compassion.
- Comment ça se fait qu’un docteur de la loi, il ne sait pas ce que c’est que son prochain? Nous on est des gens simples et on sait : Le prochain c’est n’importe qui.
- Moi quand je vois quelqu’un qui est assis qui tend la main, moi j’ai honte et je baisse les yeux.
Jésus nous donne une mission à tous « Va, et toi aussi, fais de même » !
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