La Pentecôte derrière les murs : première célébration œcuménique à la prison de la Farlède
La Pentecôte derrière les murs :
première célébration œcuménique
à la prison de la Farlède
Catholiques et protestants réunis pour la première fois au sein du centre de détention varois — une rencontre qui a touché bien au-delà des attentes.
C’est dans l’enceinte du centre pénitentiaire de la Farlède, dans le Var, qu’une page inédite de la vie œcuménique locale s’est écrite à l’occasion de la Pentecôte. Pour la première fois, catholiques et protestants ont célébré ensemble, au sein même de la prison, dans un moment de prière et de fraternité qui a profondément marqué les participants.
Une trentaine de détenus ont répondu présent : prévenus, longues peines… tous les profils de la détention étaient représentés. Autour d’eux, une demi-douzaine de membres de l’aumônerie, venus soutenir cette initiative portée par la conviction que la foi n’a pas de murs.
La célébration était co-animée par :
• Père Baldazare Alagnia — prêtre catholique
• Daniel Peyret — laïc protestant
• Pasteur Christian Badet — Église protestante de Hyères et Toulon
La célébration a alterné deux prêches, l’un catholique, l’autre protestant, entrecoupés de chants.
« Ils ont pris conscience de la réalité de l’œcuménisme et du dialogue entre les religions, et de la joie de vivre ce premier moment ensemble. »
Ce qui frappe, dans le témoignage des aumôniers, c’est la discrétion de l’impact. Pas d’effusion spectaculaire, mais des signes humbles et tenaces : des photos de bougies distribuées lors de la célébration, de vraies bougies ne pouvant pas être données à des détenus, ont été retrouvées, quelques jours plus tard, fixées au-dessus des lits dans certaines cellules. Petites flammes gardées comme autant de traces d’un moment où quelque chose de vrai avait eu lieu.
C’est peut-être là le mot qui résume le mieux l’esprit de cette aumônerie : un accompagnement sans emprise. Être présent, offrir, puis laisser chacun cheminer librement avec ce qu’il a reçu. Dans un lieu où la liberté est par définition contrainte, ce respect de l’intériorité de l’autre prend une résonance toute particulière.
Cette première célébration œcuménique à la Farlède ouvre une voie. Elle rappelle que les murs d’une prison ne sont pas imperméables à la grâce, ni à la fraternité entre chrétiens de traditions différentes.
LIENS UTILES :
Pour en savoir plus sur la diaconie des personnes détenues et leurs familles
Pour en savoir plus sur l’équipe de la diaconie des personnes détenus
Pour en savoir plus sur l’équipe de l’aumônerie de la prison de la Farlède
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